Les femmes ne s’aiment pas…

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La salle de sport sentait la sueur, l’adrénaline et  la testostérone. Le bruit des machines se frappaient, certains émettaient des grondements réguliers, des conversations entre les membres males se distinguaient entre les membres. Une ambiance unique, un chaos rythmé. Je pouvais déjà identifier la détermination et la compétition qui circulait. Je fais le tour de la salle avec mes yeux et je m’étais dit qu’il n’était pas possible que quelqu’un ait envie de rester ici pour se torturer. Les corps étaient baignés de sueur, les respirations courtes. Ils chialaient, déployaient une énergie brute. Un espace où souffrance, labeur, victoire étaient en parfait symbiose.

Les hommes se regroupaient, petits, grands, chacun se poussaient. Ils s’encourageaient avec les insultes les plus crus. Du coté des femmes le tableau était différent. Le chacun pour soi était palpable, à moins qu’un groupe soit venu ensemble. J’avais déjà identifié le clan des hommes, les clans des femmes et les électrons libres.

Je choisissais une machine pour commencer ma série d’exercices. J’enfilais mon casque. Je fixais la machine un moment pour comprendre son utilisation deux minutes passèrent, trois minutes. J’allais passer à une autre machine lorsqu’un jeune homme traversa la salle pour m’aider. J’ai compris qu’il ne l’a pas fait à cause de ma belle gueule. Il l’a fait parce que c’est une dynamique propre à son genre. Combien de fois a-t-on observé des hommes, parfaits inconnus, s’entraider, même s’ils ont des obligations, même s’ils doivent se salir ? Pourtant, la dame à côté de moi n’avait pas bronché ; elle se concentrait sur elle-même. Il faut aussi comprendre que c’est aussi une dynamique propre à son genre.

Pourquoi ?

Je trouve que la rivalité des femmes est un sujet qu’on n’a pas la force d’aborder. Et je ne vois pas pourquoi elle est taboue. Pourtant, les témoignages sont là : à l’école, au bureau les femmes se livrent à des compétitions sournoises. Peut-on blâmer la domination masculine ?

Dans le deuxième sexe, tome 1 écrit par Simone de Beauvoir, l’auteur a essayé de retracer avec des faits historiques et scientifiques pourquoi les femmes occupent cette place dans la société de l’époque, pourquoi elle est passe d’être glorifiée à être mis à l’écart ? Ce qui m’a poussé à me demander si la rivalité a commencé quand les femmes ont compris qu’elles devraient faire beaucoup plus d’effort pour avoir la même valeur que les hommes. Les facteurs biologiques, sociaux, culturels ou biologiques jouent-ils un rôle dans la genèse de cette rivalité ?  Ce sont des questions légitimes.

Et puis je me suis demandé : Pourquoi deux petites filles qui viennent se rencontrer partent du mauvais pied, teste l’autre avant de lui faire rentrer dans son groupe ? Pourquoi les femmes se déshabillent du regard et font des commentaires désobligeantes en coulissent ?

Que dire de plusieurs relations mères fille…, Tendresse, amour et aussi rivalité… cette dernière est devenue un sujet intéressant et complexe que des écoles en psychologie font des recherches sur la quesion. Nancy Friday dans son livre « Ma mère, mon miroir » explore cet aspect. Elle suggérait que la rivalité mère-fille découlerait de la compétition pour les hommes. Je trouve encore cet argument simpliste et excessif. L’humain est trop complexe pour tenter d’expliquer un tout un comportement en blâmant un groupe.

Qui plus est on retrouve ce même schéma dans les environnements essentiellement féminins. La petite fille désireuse de faire des amis doit passer dans une moule de petites méchancetés avant de pouvoir intégrer un groupe de filles. Qui lui a montré ce comportement mesquin ?

Les femmes doivent cesser de faire semblant qu’entre elles le parfait amour régit. Mais, si les femmes ne peuvent pas assumer ce comportement ou tout bonnement changer la donne, elles peuvent toujours utiliser le patriarcat comme bouc émissaire et il a bon dos.

Une réponse à « Les femmes ne s’aiment pas… »

  1. Avatar de Junjazz
    Junjazz

    ou ale fò wi la ! Mwen renmen janw abode kesyon an ! Mèsi ! Plis moun merite li l !

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