Il y a trois fragrances dans ce monde que je trouve envoutantes, celle d’un nouveau-né, un homme sirotant un rhum et celle d’un livre neuf…Cette dernière m’a accompagné toute ma vie et est devenue mon dada. Plus jeune, ma principale activité était la lecture, les autres passaient toujours après. En grandissant, les études, le travail ont empiéter sur mon moment de qualité. J’ai compris que si je voulais lire, il était impératif que je trouve une solution. Cette année, j’ai décidé de planifier ma lecture. Chaque mois, j’avais minimum un livre à lire, je laissais une marge pour les livres me choisissent mais aussi des recommandations. Donc, dans cette liste, j’ai surtout présenté les classiques que j’ai lus, les grandes lectures de l’année 2023. Il y en a que j’ai relu et d’autres que je découvrais à peine mais ce qui était sure chaque livre a été une conversation intéressante. Je ne suis pas toujours d’accord avec un auteur, de toute façon ce n’était pas le but d’une conversation, non ?
Anna Karenine de Léon Tolstoi est le livre que je lis présentement. Il est assez volumineux, caractéristiques même des livres de la littérature russe. Je ne l’ai pas encore terminé. C’est un roman où le protagoniste Anna, une femme de la haute société va tromper son mari et cette liaison est en train d’avoir des conséquences sur elle et son entourage. Je m’attends déjà à un riche développement des personnages et des questionnements sur la nature humaine…
- Le Portrait de Dorian Gray, Oscar Wilde
Le portrait de Dorian Gray est un livre que je vous invite vivement à lire. Dès les premières pages, la description du protagoniste, je comprends que l’auteur est homosexuel, une recherche rapide sur google me le confirme. Je m’attendais à une histoire d’amour entre deux hommes mais non je me suis trompée. C’est l’histoire d’un jeune homme d’une grande beauté dont le portrait est peint par Hallward (un des personnages). Le portrait souligne la jeunesse et la beauté de Dorian. Il l’adore. Le portrait avait cependant une particularité, il vieillissait à la place de Dorian pendant que ce dernier s’adonnait à toutes actions immorales sans qu’ils aient une influence sur sa beauté… du moins de l’extérieur.
- La Révolution sexuelle, Wilhem Reich
Wilhem Reich était un psychanalyste. Il a fait beaucoup de recherche sur la sexualité. Il pense que la satisfaction sexuelle peut aider la société en générale. Il a aussi influencé les mouvements sociaux comme bien entendu le mouvement féministe. Il m’a fait poser beaucoup de questions comme : encourageait-il la débauche et l’appelait libération sexuelle ? Avait-il un problème avec les structures traditionnelles comme la famille ?
- Le deuxième sexe, Tome I, Simone de Beauvoir
Simone de son côté m’a surprise. Je m’attendais à une longue tirade pourquoi le patriarcat est mauvais et comment il faut l’éliminer. Mais au lieu de ça, elle a priorisé les faits sur les sentiments. Elle a examiné la condition des femmes par rapport aux hommes, du point de vue historique, biologique. Et, c’était une très belle conversation.
- Une brève histoire du temps, Stephan Hawking
Dans ce livre, Stephan essaie d’expliquer les concepts compliqués de l’astrophysique de façon simple. Il a commencé avec l’époque de Ptolmé pour conclure avec notre époque. Ce que j’ai aimé dans sa réflexion, c’est la question de dieu. Il pense que si on arrive à comprendre le langage de l’univers, on arriverait à connaitre dieu. Je suis tout à fait d’accord.
- Les fleurs du mal, Charles Baudelaire
« Je suis belle, o mortel comme un rêve de pierre. » qui ne se souvient pas de ce vers en cours de littérature ? Charles Baudelaire a présenté un recueil de poème explorant les thèmes de l’amour, la beauté et les aspects sombres de la nature humaine. Il a été critiqué à son époque mais heureusement que l’œuvre a fait son chemin. Je voudrais aussi éclaircir cette énigme de l’histoire sur sa sexualité. Je suis objectivement certaine que Baudelaire n’était pas homosexuel. Il aimait les femmes. Merci Baudelaire pour cette beauté.
- Discours sur le colonialisme, Aimé Césaire
Pour faire cours, Aimé Césaire était un intellectuel engagé. Dans cet essai, il a dénoncé les méfaits des peuples colonisés et a critiqué le racisme européen qu’il vivait d’ailleurs. Cet œuvre a eu une influence sur d’autres écoles de pensées. Aimé Césaire était aussi un poète. Je vous invite à le découvrir.
- Ainsi parlait l’oncle, Jean Price Mars
Je ne pouvais pas lire Aimé Césaire sans penser à l’un des pionniers de ces mouvements. Donnons à césar ce qui est à césar. Jean Price Mars a exploré les éléments de la culture haïtienne. Ce que j’ai aimé dans le livre c’est sa présentation des mœurs de l’époque. J’ai aimé lire les lettres des hommes qui demandaient la main d’une femme… ou la réponse de la famille où tout le monde devait signer après s’être assuré que l’homme a les ressources nécessaires pour prendre soin d’un foyer. Les valeurs traditionnelles m’ont donné l’envie de changer d’époque. On est en 1929, il se plaignait des traditions qu’on commençait à perdre, imaginez un instant 2023.
- Le manifeste du Parti communisme, Karl Max et Friedrich Engels
Dans ce livre, les auteurs ont souligné la lutte des classes en s’intéressant beaucoup plus à la bourgeoisie et le prolétariat. Ce dernier doit à tout prix se réunir à l’international et renverser le prolétariat. Ils plaident aussi pour une propriété collective.
Je pense que ce livre a été ma pire lecture de l’année. Au lieu de proposer des solutions pour améliorer le système qu’ils reprochent, ils veulent le détruire pour placer le pouvoir entre les mains d’un groupe, appauvrir la population, le réduire en esclavage et installer le totalitarisme. Je ne suis pas une avocate du capitalisme mais je pense que l’humain préfère beaucoup la hiérarchie, la réussite individuelle et la compétition et ça marche. Allez lire le manifeste et faites votre opinion.
- Crimes et châtiments, Fiodor Dostoiesvski
Je pense que Dostoiesvski est ma lecture préféré de l’année. Si vous aimez le comportement humain et le crime. Crimes et châtiments est le roman. Le protagoniste est Raskolnikov un étudiant russe qui commet un meurtre qu’il essaie de justifier par sa supériorité intellectuelle. La plus importante question du livre : y a-t-il des hommes extraordinaires qui ont le droit de tuer pour des raisons utilitaires ? Dostoiesvski est brutal, sincère, pragmatique et succulent.
- L’art de la guerre, Sun Tzu
L’art de la guerre consiste à soumettre l’ennemi sans combattre. Ce livre est un manuel militaire qui peut être utilisé dans toutes les relations humaines. Se connaitre, connaitre l’adversité. Ce livre nous apprend que l’utilisation de la force n’est pas nécessaire, vaincre une situation, quelqu’un sans l’affronter. L’art de la guerre c’est un classique à lire. C’est incontournable.













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