Top de mes lectures pour l’année 2024

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Je peux dire que l’année 2024 a été un prolongement de 2023 en ce qui concerne la lecture. J’ai continué à lire les classiques où mon âme de vielle personne a trouvé un réconfort et je ne pense pas que j’ai l’intention d’arrêter.

En ce moment, je suis en train de lire Eugene Onéguine un roman en vers, d’Alexandre Pouchkine, un poète russe. C’est étrange, cette année j’ai moi aussi griffonné des poèmes, j’ai rassemblé des mots, gratté mes sentiments comme si j’étais dans l’urgence. J’ai aimé découvrir la poésie et mes petits moments poétiques. Les livres qui m’ont marqué en bien ou en mal :

  • Anne Karénine, Leo Tolstoï, 1878

Je suis une passionnée de la littérature russe et Anne Karénine est incontournable. L’auteur présente le protagoniste Anna qui est mariée dans la haute société russe, elle tombe amoureuse d’un jeune officier séduisant. Ce classique explore les relations humaines et les conventions sociales. Anne veut quitter son mari, un fonctionnaire de l’état froid mais avec qui elle a un fils. Anne est déchirée, de même que moi qui lis le texte parce qu’il se trouve que je suis tombée amoureuse des proses des deux hommes. Justice pour Anne… !!!

  • Le vieil homme et la mer, Ernest Hemingway, 1952

C’est un roman très court. L’histoire est simple mais bouleversante. Un pécheur n’a pas attrapé de poisson depuis plus de deux mois. Il subit les moqueries des autres pécheurs mais heureusement il avait l’amitié d’une jeune apprentie. Un matin, il part en mer, seul. En mer, il a mis son expérience, tout son courage dans la pèche, il a fini par rattraper un gros poisson. A son retour, des requins attaquent le poisson et le mange… entièrement !!! Le pauvre pécheur rentre avec des miettes mais avec une leçon de vie et le respect des autres pécheurs…

  • Les prisons sont obsolètes, Angela Davis, 2003

C’est un essai dans laquelle l’auteur remet en question le concept prison et sa nécessité. Elle a présenté les origines historiques et la complexité du système carcéral américain. Le racisme, le capitalisme, le féminisme revient souvent également. Les points faibles à mon avis commencent dès les premiers pages. Elle ne donne aucun chiffre, ce qui constitue une insuffisance dans son analyse, elle reste vague et utopique tout au long du livre, après tout c’est une marxiste avec un diplôme en philosophie.

  • Narrative of the life of Frederick Douglass, an American slave, 1845

Ecrit par Douglass lui-même, il nous raconte sa vie en tant qu’esclave dans le sud des Etats-Unis, son éducation et son évasion pour le nord qui n’était pas esclavagiste. J’ai aimé lire Douglass, le contexte qu’il décrit n’est pas trop différent de nos livres d’histoire. Et devinez à quel parti politique appartenait Douglass dans le Nord ?

  • Notes souterrains, Dostoïevski Fiodor

Encore une fois Dostoïevski nous livre une analyse psychologique au plus que parfait. Le protagoniste est un fonctionnaire aigri et seul qui s’est isolé dans son sous-sol parce qu’il a rejeté la société. Il montre que chaque homme agit uniquement par orgueil. Le narrateur est divisé entre se connecter aux autres et son mépris de l’homme. Le narrateur nous représente, nos démons intérieurs, les pensées qui nous mette mal à l’aise mais qui révèle tant sur nous. C’est un livre à lire.

  • Le procès, Frank Kafka, 1915

C’est un livre inachevé, d’ailleurs le protagoniste n’a pas de nom. On l’a nommé K dans le livre. Mais dans ce bordel, des lecteurs du monde entier finissent par se retrouver. C’est comme lire le brouillon d’un ami. Le roman est absurde et explore les thèmes de la justice, la culpabilité et l’aliénation. Kafka critique l’administration, surtout publique qu’il décrit comme oppressant. K est accusé et il ignore pourquoi, le système l’engouffre dans un l’labyrinthe inutile où il finira par mourir comme un chien. Kafka est à mon avis un avant-gardiste des bureaucraties de nos jours.

  • What men live by, Léon Tolstoy, 1885

C’est une courte nouvelle où Simon le protagoniste rencontre un homme tremblant de froid sur sa route. Il l’emmène chez lui malgré sa pauvreté. Peu à peu, on comprend que Michel est envoyé par Dieu pour apprendre aux hommes trois leçons sur la vie. Ce qui réside en l’homme ? L’amour. Ce qui n’est pas donné à l’homme ? De connaitre ses besoins. Ce que les hommes vivent ? L’amour. Si vous aimez Paulo Coelho, l’auteur brésilien, vous allez sûrement aimer Tolstoï.

  • Les frères Karamazov, Fiodor Dostoïevski, 1880

Une chose est sûre, je reviens toujours dans les bras de mon Fiodor. Dr Jordan Peterson, un professeur canadien a tweeté un jour : si vous voulez croire en Dieu, lisez Les frères Karamazov. C’est un livre extraordinaire. Qui parle du bien et du mal, l’existence, la liberté. Le livre met en scène une famille de trois fils ayant une facette de l’humain et un père débauché qui a été assassiné.

  • 1984, Georges Orwell, 1949

C’est un livre que je pense qui ressemble trop à notre société. Le livre m’a laissé glacer. L’auteur peint une société où la liberté individuelle est totalement écrasée, où la vérité est tordue et la surveillance est omniprésente. Ce roman est un avertissement pour notre époque sur le totalitarisme, le pouvoir de surveiller de l’état et les medias.

  • Par-delà du bien et du mal, 1886, Friedrich Nietzsche

Nietzche s’attaque avec arrogance (que j’aime) des questions de morales, de vérité. Il questionne les systèmes religieux et les philosophes avant lui. Il parle de la morale des esclaves face aux riches dont les valeurs sont totalement différentes. Il exergue à la volonté de puissance, selon lui l’humain doit toujours se dépasser. A part son écriture, Nietzsche a une moustache qui invite à la caresse. Je dis ça, je ne dis rien !!!

  • Pensées pour moi-même, Marc Aurèle, 170 avant Jésus-Christ

On est en 180 avant Jésus-Christ, un empereur tient un journal et il écrit ses pensées. Poétiques, non ? Le livre est une compilation des pensées de l’empereur. On n’a pas été d’accord sur plusieurs points, par exemple il questionne la tuerie des animaux pendant qu’il est empereur et qu’un empire se repose de près ou de loin sur la domination. Mais après tout, il est stoïque, il fallait s’y attendre.

  • Nuits blanches, Fiodor Dostoïevski, 1848

« Vos mains sont froides, les miennes brulantes, Nastenka. Comment pouvez-vous être si aveugle ? » On a probablement tous une Nastenka dans sa vie…

C’est un roman très court. Le protagoniste est un rêveur qui mène une vie solitaire et est souvent en proie à des pensées mélancoliques. Il rencontre Nastenka qui est dans une relation complexe avec un autre homme qui lui a été abandonnée par une autre femme. L’amour de Nastenka est destructeur et impossible. Il se trouve que le protagoniste au fil des jours tombe amoureux de Nastenka. Les deux sont dans une situation d’indécision et d’incertitude. A la fin, le protagoniste finit par comprendre que son amour ne sera pas réciproque et que son rôle est amical et celui d’un témoin. C’est l’une des histoires d’amour les plus dévastatrices que j’ai lu.

  • Ainsi parlait Zarathoustra, Friedrich Nietzsche, 1883

La fameuse phrase « Dieu est mort » est dans ce livre, et non comme ton pasteur te le dit il n’annonce pas la mort de Dieu plutôt que la dégradation morale de la société. C’est un œuvre philosophique où il mélange la prose et la poésie et il adopte le style de plusieurs livres de la Bible comme les évangiles et cantiques des cantiques.

  • Métamorphose, Frank Kafka, 1915

C’est un des œuvres les plus populaires de l’écrivain Tchèque. Il raconte l’histoire de Gregor Samsa qui s’est réveillé un matin pour découvrir qu’il s’est transformé en un énorme insecte. Grégor soutient sa famille et ce matin il va rater le travail. Au début, sa famille le supportait pour ensuite devenir hostile en raison de la peur et la honte. Le texte explore la lutte entre l’identité et l’apparence, les responsabilités familiales, l’isolement, et l’aliénation.

  • Dans la colonie pénitentiaire, Frank Kafka, 1919

C’est une nouvelle où un prisonnier est confronté à un appareil judiciaire absurde. Qui justifie la violence au nom de la justice. Le prisonnier est déshumanisé et personne ne peut empêcher à la machine qui va le tuer de fonctionner et à la fin, l’auteur montre que l’un des officier fini par devenir lui-même la victime du système qu’il défendait.

  • Romance sans paroles, Paul Verlaine, 1874

J’ai été dans l’intimité de Verlaine et tout comme dans les fleurs du mal, il est difficile d’imaginer Verlaine homosexuel. Il est mélancolique et sensuel et ses vers sonnent comme une musique.

  • Circle of intrigue, Texe Marrs

Si vous aimez la politique, les trahisons et que vous êtes intéressée aux histoires de complot mondial et l’illuminati, ce livre est pour vous.

  • Toussaint Louverture, Wendell Philipe

C’est un discours, un essai oratoire qui est très important dans la pensée abolitionniste. Wendell, un abolitionniste rend hommage à mon favori, Toussaint (le plus grand homme de tous les temps) qui a conduit la révolution haïtienne…

Une réponse à « Top de mes lectures pour l’année 2024 »

  1. Avatar de Rose Christine Hilaire
    Rose Christine Hilaire

    Félicitations Danie. Tes lectures contribuent à ta formation personnelle et me donne goût à lire. Elles sont enrichissantes.

    Rose Christine.✍️

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